Forum de l'association lalbenquoise (Lot) Cours et CAUSSE toujours. Cette association organise les 10 km du Diamant Noir à Lalbenque.
 
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 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)

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Bill



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Lun 1 Oct - 13:57

rodio a écrit:
Quel est donc ce mystérieux Bill qui connait mon prénom ?
Ces dernières heures, j'ai cherché des infos sur le Millau de cette année, et à par sur ce forum... nada ! Merci de vous intéresser à cette rareté de course.
Le Team 12, une sacrée équipe. Et Bill un animateur bounce
Bill est l'homme qui sait tout, qui voit tout et qui est (presque) partout ! C'est mon informateur préféré ! Laughing

Je n'anime pas particulièrement le Team 12 (c'est JCB et ses boys)... mais j'essaie de mettre un peu de vie (comme d'autres !) sur le forum de l'association (CCT) qui a créé les « 10 km du Diamant Noir » (course FFA à Lalbenque, Lot).

Ceci dit, les 100 km de Millau ne sont tout de même pas une rareté, c'est même le plus célèbre (et le plus ancien) cent bornes de France... Mais bon, ok, ce n'est pas le Marathon de Paris par exemple, je l'avoue... Les journalistes ne s'y pressent pas (à l'exception de quelques chroniqueurs spécialisés). C'est ce qui fait aussi son charme : on n'y court pas pour faire fortune (pas d'Africains sur la longue route), ni pour la gloire. Juste pour la beauté du sport ! Et puis pour être au plus près de la course et des coureurs, rien ne vaut d'être sur place ou même d'y participer ! Désolé encore une fois si cette année je n'ai pu m'y rendre... Heureusement Bill avait ses contacts ! Wink
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Bill



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mar 2 Oct - 14:40

En parlant de rodio, de Hervé et de Bill (pour la photo prise à Belvès cette année), on peut lire les réflexions de Daniel ici :

http://rodio-blog.over-blog.com/article-100-km-millau-2012-herve-seitz-king-size-110761994.html
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hervé_seitz



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mar 2 Oct - 17:59

rodio a écrit:
Bravo pour la perf d'Hervé. J'étais prévenu par Franck Mantel que Laget avionnait. Franck visait 7h25, mais ce n'était pas un grand jour.

Merci !
J'ai longtemps couru avec Franck ; il avait l'air très bien sur le premier marathon, mais j'ai l'impression qu'il a mal passé la première côte (celle du Viaduc, du km 45 au km 50). Il s'est arrêté à quel endroit ?

Bon, et puisque Bill fait son timide Wink, c'est moi qui vais dévoiler le pronostic que je lui avais envoyé avant la course :

Jérôme Andrieu et Michaël Boch partiront très (trop) vite; ils passeront le marathon ensemble, entre 2h55 et 3h00. David Laget (s'il s'inscrit ! c'est un Montpelliérain qui vaut 2h20 sur marathon, et tout le monde à Montpellier me dit qu'il se prépare comme un fou pour Millau - sauf qu'il n'est pas encore sur la liste des inscrits ...) David Laget, donc, sera soit avec eux, soit un peu derrière, en 3h (à une minute près). Je passerai en quatrième position, entre 3h00 et 3h05.

Au passage à St-Affrique, Jérôme, Michaël et moi devrions être à peu près dans les mêmes temps (éventuellement Jérôme un peu en retrait).

La victoire se jouera entre Michaël et moi, et Jérôme devrait être plus loin derrière ; Michaël a beaucoup plus de chances que moi de l'emporter, mais je suis joueur, je vais parier sur moi (surtout si finalement il fait un peu beau et chaud sur la course ; malheureusement la météo prévoit autre chose) ... On devrait être les trois seuls à passer sous les 8h00. David Laget, s'il est inscrit et qu'il termine la course, devrait être quatrième, en un peu plus de 8h.



Pour l'an prochain, il faudra donc que je bosse à la fois la préparation physique pour la course, et les pronostics sur le résultat Smile.



Bill a écrit:
En parlant de rodio, de Hervé et de Bill (pour la photo prise à Belvès cette année), on peut lire les réflexions de Daniel ici :

http://rodio-blog.over-blog.com/article-100-km-millau-2012-herve-seitz-king-size-110761994.html

Bon, il y a aussi une interprétation moins glorieuse pour moi ... Au lieu de dire que je suis particulièrement bon en 100 km par rapport aux distances inférieures, on peut aussi dire que je suis particulièrement mauvais sur les distances inférieures par rapport au 100 km, et là tout de suite ça sonne moins sexy Wink. Plus sérieusement : il est possible que ma VMA soit supérieure aux 18,6 ou 18,8 km/h, on en discute avec Daniel (j'ai fait deux tests cet hiver, mais dans des conditions pas forcément hyper-précises, et c'était avant ma préparation spéciale 100 bornes) ...
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lionel01



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mar 2 Oct - 20:07

Hervé, il m'a semblé entendre à Belvès que tu disais 2h50 sur marathon, c'est bien ça ?
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Bill



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mer 3 Oct - 6:44

Voici le CR de Nicolas Campan, toujours en panne d'internet...


CR des 100 Km de Millau 2012 (finisher en 10 h 07 min et 30 s)


Malgré le temps maussade, ces 100 km restent un très bon souvenir tant la course fut parfaite pour ma part.

Le break du mois de juin et la reprise en demi-teinte en juillet (à cause d'une blessure à la hanche) ont été bénéfiques pour aborder ces 100 km avec beaucoup de fraicheur. D'abord, il y a les 2 mois de préparation spécifiques basé essentiellement sur de l'allure 100 km (10,5 km/h), alterné avec des séances incluant des allures plus rapides (sans jamais dépasser l'allure semi). Un détail, j'ai réalisé quasiment toute mes séances en terrain vallonné.

Au fil des semaines, ma progression et mon état de forme me permettent de valider mon allure et d'établir une stratégie somme toute assez simple : passer le marathon en 4h00 et puis continuer vers l'inconnu ! Le chrono n'est pas une priorité au départ mais je me mets la pression tout seul à l'approche de la course... La fourchette oscille entre 10 et 12 h.

Je ne suis pas seul pour ce rendez-vous, car c'est mon collègue Jérôme Bousquières qui m'a entraîné en terre millavoise. Il tente son 3ème Millau après l'avoir bouclé en 14h puis 12h. Notre limite de temps impartie est de 12h, et 10h00 reste une prévision très optimiste.

On se retrouve tous au camping Larribal (petit camping très sympa au demeurant) pour un week-end sportif entre amis comme on les aime. Stéphanie (mon épouse) et Yves assurent mon intendance (chacun une boucle) tandis que Sophie, en prépa pour le marathon de Toulouse, ravitaille son homme avec Thierry comme bodyguard !

Bon, mea culpa, la veille, nous ne sommes pas trop disposés à parler ou faire des concessions avec Jérôme. La tension est plus que palpable. A tel point que l'on dort tous les 2 dans le même lit ! Après avoir explosé notre forfait pour consulter la météo sur nos mobiles, il faut se rendre à l'évidence : la pluie sera bien au rendez-vous.

9h00, direction le parc de la Victoire pour le contrôle du départ que personne ne trouve !!! J'aperçois Julien Deffrène en première ligne du cortège. Nous avançons au son de la fanfare dans les rue de Millau. Puis je salue Alexandre qui se place sur la ligne à 2 min du départ. Je suis concentré mais terriblement tendu et paf ! C'est parti !

Beaucoup de monde nous double, je prends rapidement mon allure et fais complètement abstraction des autres concurrents. Peu avant Aguessac, ou nous devons retrouver les suiveurs, le couple de CCTistes Galtié me double. Laurent est aux petits soins pour Valérie qui a l'air bien dans sa course. Notre objectif est commun : boucler le marathon en 4h00, mais visiblement je suis un peu plus lent. Je préfère continuer à mon allure et laisse filer. Je retrouve Yves qui va me suivre et me ravitailler durant la première boucle.

Le paysage est superbe. Avec mon pote nous n'arrivons pas à courir ensemble. Notre allure est sensiblement différente et cela suffit pour nous séparer. Je n'arrive toujours pas à me détendre. En fait, je me débloque au passage du semi (en 2h02). La première petite difficulté me fait du bien aux jambes. Je ne m'arrête à aucun ravito et profite des descentes pour dérouler ma foulée. Je file doucement vers Millau et une impression bizarre plane sur moi. J'attends ! Depuis le départ, je suis sur la réserve car tout le monde s'accorde à dire que les 100 km commencent après le premier passage à Millau.

Au 40ème km, voilà nos supporters déguisés qui jouent du tambour pour nous encourager. Yves passe le témoin à Fani qui doit faire demi-tour pour me remplir un bidon de soupe. Depuis le départ, mon alimentation se résume à une boisson énergétique, de la soupe froide et des pâtes de fruits. L'entrée dans Millau est sympa et la séparation avec les marathoniens s'opère. 4h04 pour boucler le marathon, je suis dans les temps et même si la fatigue s'installe, je ne me suis pas encore livré et j'ai hâte d'attaquer la bosse du Viaduc.


Je croise Jérôme qui est tout près derrière moi. On s'encourage. Je reste bien concentré sur mon effort et essaie de m'économiser au maximum en maintenant mon allure jusqu'au pied du viaduc. Au rond-point, une dame nous encourage et nous dit que l'enfer commence ici ! Fani s'arrête pour prendre l'appareil photo... Je ne la retrouve qu'au sommet ! Je me surprends à bien monter le talus, c'est bon signe. Je passe la borne des 50 km. Juste le temps de sourire au photographe et voilà que la pluie fait son apparition. 30 s d'arrêt pour enfiler un maillot manche longue. La descente me propulse vers St-George-de-Luzençon sous une pluie battante. Je redoute le tronçon qui arrive. Alors, enfin, je commence à me rentrer dedans pour maintenir l'allure. Je double pas mal de monde et les 7 km du léger faux-plat qui serpente dans la vallée sont finalement vite passés.

A l'entrée de St-Rome-de-Cernon, je double un petit groupe de 3 coureurs, accompagné (il me semble) d'Emmanuel Fontaine. Au même moment, Michaël Boch fait son apparition en sens inverse. Les traits sont tirés et la souffrance se lit sur son visage. Impressionnant.

Enfin, la côte de Tiergues se dresse devant moi. Fani me refait la même qu'au Viaduc, elle s'arrête pour chercher nos supporters...et je ne la retrouve qu'au sommet ! Je décide d'attaquer la bosse à bon rythme. Les jambes répondent bien, et là je pense que je commets une petite erreur... Je ne m'écoute pas et finis la bosse trop vite. Peu avant le sommet, je double un mayoyone. Mais bien sûr, c'est Jean-Louis, le représentant fidèle des Goodrunning Mirabel ! Je bascule vers St-Affrique et... paf ! J'ai l'impression que mes quadriceps viennent d'exploser ! Impossible de dépasser le 10 km/h en descente. J'ai du mal à supporter la douleur dans les jambes. Là je comprends que je me suis un peu enflammé dans la bosse. Je serre les dents. Avant d'arriver sur St-Affrique, je croise Gouzy qui se bat dans la montée et demande de l'eau.

Je n'ai fait encore aucun arrêt, et je décide de ne pas m'accorder de pause au pointage (passage en 6h56). Je n'ai pas froid et j'ai trop peur de ne plus pouvoir repartir. Les joyeux supporters sont frigorifiés mais bien présents à l'entrée de St-Affrique. Ça fait du bien au moral. Allez zou, une tape dans la main et c'est parti pour la côte de Tiergues... dans l'autre sens !

Alors là, ce n'est plus la même limonade, je ne suis plus du tout à l'aise. Je ralentis sérieusement et marche pour la première fois. Ça fait du bien d'alterner et je me permets de rallier le sommet. J'appréhende la descente. Je décide de faire un premier arrêt massage à St-Rome. Fani file devant pour trouver un lieu adéquat. Quelques coureurs me doublent. Je commence à maîtriser la douleur et finis mieux la fin de la descente. Arrêt au stand, ou plutôt arrêt sur un muret ! 1 min de massage et c'est reparti ! Les jambes sont dures, mais tout le monde est logé à la même enseigne. Il reste 7 km pour rejoindre St-George et la dernière grande difficulté de la journée.

Un bénévole m'indique être dans les clous pour finir en 10h. Je n'y crois pas du tout mais décide de me faire mal. Je me recale à 10,5 km/h (si je vous assure, on peut se faire mal à 10,5 km/h !) sous l'impulsion et les encouragements de Fani. Je tiens l'allure ! Elle est une source de motivation très précieuse. Je suis de plus en plus excité par l'idée de finir ces 100 km. Je reste à peu près dans mon allure et ne pense pas au chrono. Je veux en garder sous la semelle pour la dernière côte. Là je rentre véritablement dans ma bulle. J'attaque la dernière grande difficulté et le jour commence à tomber. Le passage sous le Viaduc est magique. Millau m'appartient.

La descente fait mal, et heureusement m'entraîne vers les 5 derniers km. Là je n'entends plus rien, je ne sens plus rien. C'est trop bon, je vais finir mon premier 100 km et j'ai l'impression de courir un 10 km (à un détail près : je plafonne à 12 km/h max!). Bientôt le panneau des 99, dernière ligne droite et me voilà dans l'allée du Parc de la Victoire. Mes filles sont sur les starting blocks pour m'accompagner dans les derniers 100 m. Cela m'a beaucoup touché. Je franchis la ligne après 10h07 d'effort. Je n'y crois pas ! Je n'aurais jamais pensé faire un temps pareil.

Beaucoup de brouhaha dans la salle, je ne vois rien, je suis ailleurs. Fani me rejoint, on s'assoie avec les enfants pour manger un peu et la pression lâche... une énorme fatigue m’envahit. J'attends mon pote Jéjé qui n'est pas loin et qui n'a pas flanché. Il pulvérise son record de plus d'1 heure et franchit la ligne en 10h56 !

Je suis vraiment content et tire mon chapeau à toutes les finishers et ceux qui ont eu le courage de tenter l'aventure. Un grand merci à Fani de m'avoir supporté et à Yves pour ses précieux conseils durant la première boucle. Les suiveurs jouent un rôle primordial auprès des coureurs. Merci aux bénévoles et aux organisateurs, garants d'une manifestation toujours mythique. Et enfin, merci à nos joyeux et fidèles supporters qui ont bravé les intempéries pour nous soutenir !


(photos Gaches, Millau)
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Bill



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mer 3 Oct - 13:04

Nico a écrit:
ces 100 km restent un très bon souvenir tant la course fut parfaite pour ma part
Superbe année 2012 pour Nico :

3:59:24 aux 50 km de Belvès 2012 (1er 50 km et 10e au scratch, 5e SE)
10:07:29 aux 100 km de Millau 2012 (1er 100 km) et 105e au scratch !

Itou pour Jean-Louis (V2) :

4:06:01 aux 50 km de Belvès 2012, 10:20:12 aux 100 km de Millau 2012 pour son 1er 100 bornes

Quant à Gouzy (V1)...

8:56:48 aux 100 km de Belvès 2012, 8:38:07 aux 100 km de Cléder 2012, 9:09:39 aux 100 km de Millau 2012... Vincent dont le record sur la distance est de 8:19:02 (Chavagnes-en-Paillers - sur parcours plat - en 2007)

Chapeau haut messieurs ! cheers


Nico a écrit:
A l'entrée de St-Rome-de-Cernon, je double un petit groupe de 3 coureurs, accompagné (il me semble) d'Emmanuel Fontaine. Au même moment, Michaël Boch fait son apparition en sens inverse. Les traits sont tirés et la souffrance se lit sur son visage. Impressionnant.
C'est fort possible !
Emmanuel F (sur le forum ADDM) a écrit:
Quelle édition !!! Au sec sur la première boucle puis une douche froide permanente ensuite jusqu'à l'arrivée.

J'ai pu accompagner mes amis du club sur le vélo jusqu'au marathon puis me suis mis à courir pour un aller retour quasi complet sur la deuxième boucle.

J'ai eu la chance de croiser beaucoup de monde et d'encourager nombreux coureurs. Quel plaisir de retrouver tout ce beau monde et d'accompagner !


Dernière édition par Bill le Mer 3 Oct - 13:49, édité 1 fois
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lionel01



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mer 3 Oct - 13:32

Un grand bravo à eux !!!! bounce cheers
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rodio



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mer 3 Oct - 13:54

hervé_seitz a écrit:
Merci !
J'ai longtemps couru avec Franck ; il avait l'air très bien sur le premier marathon, mais j'ai l'impression qu'il a mal passé la première côte (celle du Viaduc, du km 45 au km 50). Il s'est arrêté à quel endroit ?

Bon, il y a aussi une interprétation moins glorieuse pour moi ... Au lieu de dire que je suis particulièrement bon en 100 km par rapport aux distances inférieures, on peut aussi dire que je suis particulièrement mauvais sur les distances inférieures par rapport au 100 km, et là tout de suite ça sonne moins sexy Wink. Plus sérieusement : il est possible que ma VMA soit supérieure aux 18,6 ou 18,8 km/h, on en discute avec Daniel (j'ai fait deux tests cet hiver, mais dans des conditions pas forcément hyper-précises, et c'était avant ma préparation spéciale 100 bornes) ...

Au sujet de Franck il s'est arrêté vers le 53e km. C'est un universitaire comme toi et il ne laisse rien au hasard. Quand il a vu qu'il était en surrégime cardiaque pour suivre ceux qu'il s'était assigné de suivre jusqu'à St-Affrique, il s'est dit que le courage ne suffit pas en grand fond. Son objectif majeur reste les Templiers. Il faisait une première incursion sur 100 km route. Il faudra qu'il revienne. L'an prochain ? Je ferais bien vélo avec lui. Mais il faut que je m'entraîne dès maintenant, parce que suivre un avion comme ça, c'est loin d'être facile, surtout quand commencent les joyeusetés du 50e kilomètre. Mad

Au sujet de l'article et de ta supposée (relative) faiblesse sur les distances VMA :

J'en suis réduit à extrapoler des VMA à partir de vos expériences en endurance courte. Or, que ce soit toi ou Michaël ou Franck, vous courez fort peu en compét sur courte distance. Pas dit que je n'ai pas sous-évalué la VMA de Michaël également. Toujours est-il que j'ai travaillé sur 1h13 environ pour Michaël et 1h20 pour toi. Temps sur semi. Avantage théorique d'un petit quart d'heure à la distance marathon. Qu'en a-t-il été dans la réalité ? Qui était un poil en surrégime ? Qui s'est arraché le plus (Michaël a parlé d'abandon envisagé dans son CR).

Chapeau à vous tous. C'est un effort à peine humain que vous avez produit. De longues heures de sacrifice pour réussir ce que vous avez réussi. Comme dirait Yannick Noah après une victoire en Coupe Davis.

"Il l'a fait. On ne peut plus lui retirer. Il peut aller jouer au golf tout le restant de sa vie, il l'a fait".

Gageons que le golf ce n'est pas trop votre truc, et qu'on vous reverra nous enchanter de votre courage et de vos belles foulées. drunken
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Bill



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mer 3 Oct - 14:20

Le résumé de la course en vidéo par VO2 :

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Patrice



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mer 3 Oct - 17:00

Félicitations à Nicolas pour sa course et ce beau CR, en lisant on a presque l'impression de facilité. En tout ça donne envie pour "quand je serai plus grand"...
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El President



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Jeu 4 Oct - 19:08

Le CR de notre Guébré mirabelais est là :

http://goodrunningmirabel.free.fr/index.php?post/remillau

On peut même voir sur le film, un CCTiste tout content d'être là... (Bravo Nico !)

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hervé_seitz



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Jeu 4 Oct - 20:37

lionel01 a écrit:
Hervé, il m'a semblé entendre à Belvès que tu disais 2h50 sur marathon, c'est bien ça ?

Disons que je pense valoir entre 2h45 et 2h50 sur marathon plat sans préparation particulière, mais ce n'est qu'une estimation, parce que ... je ne fais jamais de marathon plat ! Ça m'ennuie (c'est comme Jean Yanne avec les routes départementales Wink. Le dernier que j'ai fait, c'était le marathon de Paris en 2000, autant dire que la référence est un peu vieille ... J'avais mis 2h59 ce jour-là (et j'étais fou de joie d'avoir tombé les 3h pour la première fois de ma vie) ; mon dernier marathon en date, c'était le marathon des côteaux (à côté de Toulouse) en décembre 2010, en 2h57, mais, comme son nom l'indique, il n'est pas tout plat (et je m'étais mal préparé). Je suis d'ailleurs en train de me demander si je ne vais pas en courir un, tout plat, l'an prochain, juste par curiosité pour le chrono ... Ça dépend si je décide de courir Belvès ou pas (on verra ça cet hiver).

En tout cas, merci Lionel d'avoir misé sur moi pour Millau ! Je ne me suis pas montré à la hauteur cette fois-ci, mais je continue à travailler dur pour y arriver un jour !
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FabienD



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Jeu 4 Oct - 21:07

Super compte rendu Nico, et encore félicitations pour la gestion de ta course ! Je tiens à préciser qu'il a fini l'épreuve sans la moindre ampoule et que lundi il ne montrait aucun signe extrême de fatigue... ça laisse présager d'autres expériences sur la distance !
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hervé_seitz



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Ven 5 Oct - 9:51

(mon compte-rendu de la course, publié sur http://www.tempscoursepartners.com/jfbanck/index.php?post/2012/10/04/Herv%C3%A9-%3A-le-r%C3%A9cit-de-mon-100-km-Millau-2012)

La date était cochée dans mon agenda depuis le début de l'année : samedi 29 septembre, le jour des 100 km de Millau 2012. Après une saison peu dense en courses, mais lourde en kilomètres (c'était mon deuxième 100 bornes de l'année, après Belvès en avril : voir le compte-rendu de la course ici : http://www.tempscoursepartners.com/jfbanck/index.php?post/2012/04/30/Herv%C3%A9-%3A-mon-championnat-de-France-des-100-KM ), je me présentais à Millau avec l'objectif de passer sous les 7h30, et d'essayer de gagner. La concurrence s'annonçait rude, avec au premier rang Michaël Boch, double vainqueur en titre (2010 et 2011), invaincu sur les routes de Millau ; mais également Jérôme Andrieu, 4ème l'an passé (il m'avait battu de 5 minutes), alors qu'il découvrait la distance : il aurait certainement progressé depuis. Et on m'annonçait la venue d'un autre épouvantail, David Laget, détenteur d'un record sur marathon en 2h16, et qui venait s'essayer sur 100 bornes. Bref, les quatre premières places devaient se jouer entre nous, sauf accident, et la première semblait réservée à Michaël ... ce qui ne devait pas nous empêcher d'essayer de le détrôner ! Ma préparation s'était très bien passée (tout le détail ici : http://www.normalesup.org/~seitz/Plan_d_entrainement_Millau_2012.pdf ; le détail des séances est accessible par les liens hypertexte dans chaque case ; après avoir suivi ces liens il faut cliquer sur la petite icône « Afficher dans Métrique », celle avec une équerre, en haut à droite de l'écran, pour afficher les distances en km et les altitudes en m, au lieu des miles et des pieds que préfèrent nos confrères d'outre-Atlantique ...). Je me sentais donc en confiance sur le plan physique, mais face à de tels champions ça n'allait probablement pas suffire : j'ai donc décidé de bien travailler également la stratégie de course. Le coach, Jean-François, m'avait raconté comment il avait perdu la course en 2008 (un entraîneur normal vous dira ce qu'il faut faire, il vous racontera ses succès ; mais on apprend au moins autant des échecs que des succès, et pour ça il faut que l'entraîneur ait l'humilité et la sincérité de vous parler également de ses erreurs, de vous dire ce qu'il ne faut pas faire - qualités que tout le monde n'a pas, mais qu'on retrouve chez Jean-François) : cette année-là, il faisait partie des favoris, et il s'est rapidement retrouvé en tête de course, dans un groupe de cadors. Ils se surveillaient mutuellement, ils se testaient les uns les autres, et au final ils sont partis sur des bases beaucoup trop rapides ... et ils ont tous abandonné dans la deuxième boucle (Millau/St-Affrique/Millau, entre les km 42 et 100). Il me le répétait souvent : ne te laisse pas influencer par les autres, fais ta course, aie simplement confiance en toi, et s'ils veulent aller vite, surtout laisse-les aller vite tout seuls.

La stratégie était donc limpide : il fallait éviter de se laisser entraîner dans une course effrénée sur le premier marathon, et espérer que les autres favoris s'y laissent prendre. J'avais donc décidé de ne pas me trouver dans le même groupe qu'eux (pour ne pas être tenté de les suivre) : dès le coup de pistolet, Michaël et Jérôme se sont retrouvés aux avant-postes, flanqués d'une poignée de marathoniens (NB : la course repasse par Millau au bout de 42 km, donc il est possible de ne faire que le marathon ; les deux types de coureurs se distinguaient par la couleur de leur dossard, mais ils couraient ensemble), et de Julien Deffrène, un coureur que je retrouve chaque année à Millau, et que, chaque année, je vois partir trop vite et finir trop lentement :-) Moi de mon côté, j'étais sagement resté une dizaine de mètres en arrière ; David Laget est arrivé à ma hauteur, on a échangé quelques mots (je lui ai présenté, à distance, Michaël et Jérôme), puis peu après la fin du premier km il a accéléré pour les rejoindre. La première phase du plan avait fonctionné à merveille : les autres favoris s'étaient tous regroupés en tête, et moi je n'étais pas dans le même groupe, je partais exactement sur l'allure prévue. De mon poste d'observation, j'allais pouvoir voir comment ils se comporteraient ... Je n'étais pas tout seul non plus : j'étais accompagné de Franck Mantel, un traileur alsacien qui découvrait l'ultra sur route, et qui avait l'air de bien connaître David Laget (il était avec lui quand David m'a rejoint, puis il m'a pas mal parlé de lui et de ses qualités pendant les km qu'on a courus ensemble). Avec nous, deux ou trois marathoniens.

Nous sommes arrivés à Aguessac, au 7ème km, où les accompagnateurs vélo devaient nous rejoindre : pour ma part, j'étais particulièrement bien entouré, puisque je disposais pour le premier marathon de trois accompagnateurs à vélo ! Mon ami Christophe, qui m'avait accompagné aux 100 km de Belvès cette année, et qui avait accepté de rempiler à Millau ; mais également mes amies Sophie et Estelle, les deux plus jolies coureuses à pied de Montpellier, qui allaient me suivre sur le premier marathon (je me doutais bien que j'allais faire des jaloux parmi mes concurrents, avec un tel peloton - sur le bord de la route, elles attiraient tous les regards, et un petit vieux a même lâché à notre passage, entre le 30ème et le 35ème km : « Eh bien, il est bien accompagné, celui-là ! » en zyeutant mes deux accompagnatrices ...). Jolies et souriantes, c'est indéniable, mais aussi courageuses et très appliquées sur leur mission de ravitaillement et de soutien moral. Les rôles étaient bien répartis dans l'équipe : Christophe devait se contenter de suivre, et si possible, ne pas utiliser ses stocks de nourriture ou de boisson énergétique (il valait mieux consommer les stocks d'Estelle et Sophie) ; Estelle avait la boisson à l'orange, des barres de céréales, et (mais ça ne se mange pas) l'appareil photo ; Sophie avait la boisson au citron, et des gels sucrés. Chacun des trois avait également un exemplaire de mon plan de marche, les noms, numéros de dossards et références chronométriques des principaux concurrents, et le profil de la course, annoté avec les points stratégiques, et les numéros de téléphone du reste de notre bande. Une organisation à l'américaine, on était à l'abri de tout imprévu, on n'avait jamais vu aussi bien depuis les missions Apollo !

Nous avons donc suivi le cours du Tarn jusqu'au Rozier (20ème km) : en route, nous avons perdu les marathoniens, et Franck et moi ne sommes pas toujours restés ensemble : à deux reprises il a un peu accéléré ; la première fois, après l'avoir laissé prendre de l'avance pendant quelques km, j'avais fini par accélérer pour le reprendre, histoire de nous protéger mutuellement contre le vent défavorable - qui soufflait assez fort dans cette vallée ; la deuxième fois, je l'avais laissé filer pour de bon, et c'est donc isolé (mais bien entouré, tout le monde l'aura compris) que j'ai franchi le Tarn, juste avant le semi-marathon.

Le retour vers Millau a été assez long : bien que parfaitement entouré, rigoureux dans mon plan de marche (il y avait une borne officielle tous les 5 km ; je passais devant avec une avance qui était toujours comprise entre 15 et 45 secondes, jamais plus), je commençais à douter : mes concurrents, devant, n'étaient pas tombés dans le piège, et ils allaient à la même vitesse que moi. Eux étaient en groupe, donc protégés du vent, moi souvent seul, donc je devais fournir plus d'efforts pour le même résultat. Ils ont fini par accélérer un chouïa, et me prendre quelques secondes par km (autant dire qu'ils restaient très sages), si bien que je les ai perdus de vue, mais j'avais l'impression qu'ils n'allaient pas se mettre subitement à accélérer comme des fous, qu'ils resteraient ensemble à l'abri du vent, et que moi derrière, je me fatiguerais tout seul pour des prunes ... Le moral commençait un peu à fléchir, sans que les jambes n'aient envoyé de signaux inquiétants. Tiens, les jambes, parlons-en : les sensations n'étaient pas grandioses, j'avais l'impression que toute la fatigue du plan d'entraînement n'avait pas disparu complètement. Aucune acidité dans les cuisses, pas de fatigue marquée, mais une petite sensation de lassitude musculaire, qui ne me permettait pas non plus d'être tout à fait confiant pour la suite de la course ... Bref : je gambergeais. Heureusement, mon escouade de cyclistes était là en soutien moral, et quand il me manquait quoi que ce soit, je n'avais qu'à faire un signe pour qu'on se précipite à ma hauteur avec des bidons d'Isostar, des gels et des barres de céréales. Mes accompagnateurs prenaient leur rôle tellement au sérieux que, quand j'ai fait savoir que j'avais envie d'un gel au citron, Sophie est arrivée à toute vitesse, elle a freiné sèchement pour ne pas me rentrer dedans, or la route ne l'était pas, sèche ! Je n'ai pas encore parlé de la météo, mais ç'avait été mon plus grand souci de la dernière semaine : moi qui aime la chaleur sèche, je me retrouvais à partir en manches longues, par une température de 15°C et un ciel couvert, dont on nous annonçait qu'il nous dégueulerait des torrents de pluie dans l'après-midi ... Pour le moment, on n'en était pas encore là, et heureusement ! Les éclaircies étaient nombreuses, et la température confortable. Il n'en avait pas moins plu pendant la nuit, et la route était humide : quand Sophie a freiné brutalement, sa roue arrière a commencé à partir à gauche et à droite, j'étais sur le point de perdre l'une de mes cyclistes sur accident ! C'était sans compter sur ses talents de pilote, elle a su maîtriser la machine et m'apporter, triomphante, mon gel au citron moins de 10 secondes après que je l'aie demandé ... Il a d'ailleurs fallu que je leur explique que mes demandes n'étaient pas urgentes à ce point, et que je préférais les voir arriver entiers à Millau, quitte à ne manger et boire que trente secondes après en avoir exprimé le désir ...

Autour du 15ème km, j'avais demandé à Sophie d'aller jeter un coup d'œil à l'avant de la course : elle m'avait confirmé que mes concurrents étaient restés groupés et protégés du vent. Vers le 25ème km, j'ai demandé à Christophe à son tour d'aller aux nouvelles : là encore, les nouvelles étaient peu rassurantes : bien que le groupe se soit disloqué (Jérôme était un peu en retrait), chaque 100-bornard était accompagné de marathoniens, si bien que j'étais le seul à courir isolément. Estelle a filmé une petite interview de notre groupe au moment où nous venions de retrouver Christophe, et qu'il me faisait le rapport de ses observations :
http://www.youtube.com/watch?v=DNqtKR5owkk
(non non, je ne m'amuse pas à faire la danse du ventre, à la fin de la vidéo : c'est juste un petit problème de déformation de l'image ...)


Comme chaque année, un photographe se tenait au 30ème km, et il a immortalisé le passage de notre petit groupe (nous venions de rattraper un marathonien, qui n'a pas tenté de s'accrocher ; Christophe n'est pas visible sur cette photo, on ne voit que son bras droit, devant le fameux marathonien) :


Au 35ème km, nouvelle interview filmée par Estelle, où l'on voit que Sophie était encore traumatisée par son dérapage (et qu'il y avait beaucoup de vent !) :
http://www.youtube.com/watch?v=sJjgWmEHWp0

La fin du marathon a été un peu difficile mentalement : outre les sensations moyennes au niveau des jambes, outre mes doutes sur l'efficacité de ma stratégie, qui m'isolait quand mes concurrents restaient groupés, j'ai eu à faire face à une situation que je n'avais jamais connue les années précédentes : je me suis fait dépasser par un concurrent (un 100 bornard, en plus) au 40ème km. Je tenais pourtant bien les allures prévues dans mon plan de marche, il n'aurait donc pas fallu que ça m'inquiète (c'est juste ce coureur qui avait accéléré, pas moi qui avais ralenti), mais ça me faisait un motif de tracas supplémentaire. Quand on n'est pas au mieux moralement, le moindre petit détail vous fait gamberger ... J'étais donc 8ème en remontant l'avenue vers le Parc de la Victoire, où Sophie et Estelle allaient s'arrêter (elles nous rejoindraient à la fin, sous le Viaduc, pour faire les 7,5 derniers km ensemble) ; en remontant l'avenue, j'ai dépassé Julien Deffrène, qui, fidèle à son habitude, avait mangé son pain blanc pendant le premier marathon : nous avons échangé quelques mots avant d'entrer dans le parc. J'étais heureux d'entrer enfin dans la salle qui marquait le passage au marathon : les choses sérieuses allaient commencer, la première des 4 côtes (celle du Viaduc par le versant nord) m'indiquerait bien vite si j'avais raison de m'inquiéter. Je suis donc passé au marathon en 7ème position (j'avais prévu d'être 4ème à cet endroit-là, derrière Michaël, Jérôme et David), mais exactement dans le chrono prévu (mes comptes d'apothicaires, ridiculement précis, prévoyaient un passage au marathon en 3h03'39", j'y suis passé en 3h03'23" ...). À mon passage, le speaker a annoncé que j'avais 7 minutes de retard sur les hommes de tête (je savais de qui il s'agissait, nous les avions croisés dans l'avenue en montant vers le Parc : Michaël et David, accompagnés d'un coureur que je ne connaissais pas encore, John Guinier).

Christophe et moi avons donc repris la route, en direction de St-Affrique : le parcours nous fait traverser Creissels (dans la banlieue de Millau), en montant doucement vers le Viaduc. Puis à Raujolles la pente s'accentue brutalement, et la route n'est plus qu'une longue rampe d'1,4 km jusqu'au rond-point qui se trouve à la verticale du Viaduc, où elle s'aplatit pratiquement, et monte en faux-plat pendant 1 km supplémentaire, jusqu'au sommet. Dans la traversée de Creissels, le coureur qui me précédait (et qui m'avait doublé au 40ème km) se retournait fréquemment : il savait que je n'étais pas loin, il avait l'air de s'en inquiéter, il brisait souvent son allure pour regarder où j'en étais. Rien que ce petit détail (insignifiant, comme tous les autres !) me remettait un peu en confiance. Devant lui, deux autres coureurs (invisibles jusqu'alors, mais qui entraient dans mon champ de vision comme la pente devenait plus raide) semblaient plus tranquilles, mais plus lents (parmi eux se trouvait Franck Mantel, avec qui j'avais couru une bonne partie du premier semi-marathon). Finalement, le premier de ces coureurs était le plus lent, le deuxième allait un peu plus vite, le troisième encore plus vite, et moi, quatrième, encore plus vite que le troisième, et les écarts se resserraient en proportion, si bien que nous nous sommes pratiquement tous regroupés dans le faux-plat du sommet - ou, pour dire les choses autrement, je les ai dépassés tous les trois d'un seul coup. Autre bonne nouvelle : Jérôme Andrieu, devant, était lui aussi entré dans notre champ de vision ; j'avais bien fait mes comptes en croisant tous ces coureurs dans l'avenue qui monte au Parc, je savais que Jérôme était le troisième. Ce coureur habillé de rouge, qui semblait à la peine, c'était ma place sur le podium ! Je revenais sur lui rapidement, et pourtant, pendant toute l'ascension, j'avais pris garde de ne pas m'enflammer, et de respecter sagement l'allure que je m'étais fixée. Toutes ces bonnes nouvelles me redonnaient le moral, vous vous en doutez : je faisais part de mon enthousiasme à Christophe, qui me suivait à vélo. Quand nous avons dépassé Jérôme, à l'amorce de la descente, j'étais en pleine confiance, la foulée ample et légère - son accompagnateur lui a dit, en me voyant passer : « Ne le suis pas ! ». Juste avant de reprendre, en une minute, ces quatre coureurs, nous étions passés au 50ème km, où un autre photographe se tenait à l'affût :


J'ai donc avalé la descente à grandes enjambées, en prenant garde à ne pas accélérer. Il nous restait la moitié de la course à couvrir, et la moitié la plus difficile, naturellement ... En courant je réfléchissais : je me trouvais donc en troisième position ; les deux coureurs, à l'avant, étaient de grands champions, mais avec des profils très différents : Michaël était le grand spécialiste des 100 km de Millau, double vainqueur en titre ; David était un grand spécialiste du marathon, beaucoup plus rapide que Michaël sur 42 km, mais novice sur 100 km. Ils avaient une grosse avance sur moi (je n'avais pas dû tellement rogner les 7 minutes qu'ils avaient sur moi au marathon, elles avaient peut-être même enflé un peu), donc il était illusoire d'espérer revenir sur eux rapidement. Il fallait donc que je maintienne mon rythme, selon le plan de marche que j'avais prévu, et espérer que mes deux concurrents commencent à s'attaquer. Michaël, qui connaissait si bien le terrain, pouvait être tenté de décramponner son rival du jour ; David, si rapide sur marathon, pouvait se sentir plus fort que Michaël en milieu de course ... Le cours des événements n'était pas entre mes mains (ni entre mes pieds ...), c'était de leur comportement qu'allait dépendre la fin de course : là encore, j'en étais réduit à espérer qu'ils commettent une faute de stratégie ... Et là encore, ils se sont montrés suffisamment raisonnables !

En bas de la descente, après St-Georges de Luzençon, la route monte en faux-plat, pendant de longs kilomètres, jusqu'à St-Rome de Cernon. À nouveau seul dans le vent, j'ai recommencé à douter, le moral replongeait. L'un des coureurs dépassés sous le Viaduc s'était accroché à mon allure, il me suivait à distance, et son vélo nous a dépassés. J'ai demandé à Christophe où se trouvait le coureur (il se trouvait une cinquantaine de mètres derrière nous) ; j'ai donc décidé de l'attendre, pour que nous soyions deux à lutter contre les deux coureurs qui nous précédaient. Son accompagnateur à vélo venait de s'arrêter sur le bord de la route, et il attendait : je lui ai dit, en passant, que j'allais me laisser rattraper par son coureur. Sauf que, quand le coureur est arrivé au niveau de son cycliste, il a dû s'arrêter (le temps commençait à se couvrir dangereusement, le cycliste avait peut-être pris de l'avance pour lui attraper un coupe-vent ou des manches amovibles, et ils étaient en train de se changer). Pendant quelques hectomètres, j'ai ralenti l'allure, sans qu'ils reviennent jamais dans notre champ de vision ... J'ai donc décidé de reprendre le rythme, et de l'abandonner à son coupe-vent :-)

À St-Rome de Cernon (au 60ème km), sommet de ce faux-plat, nous devions trouver sur le bord de la route mon amie Françoise, coureuse de Montpellier, qui était venue voir la course (elle devait ensuite monter en voiture au sommet de la côte de Tiergues, et nous allions donc la revoir 5 km plus loin). J'avais donc donné à Christophe deux bouteilles plastique avec de la poudre d'Isostar, mais pas d'eau (pour ne pas l'alourdir), et il devait donner les bouteilles à Françoise, qui allait les remplir d'eau pour dissoudre la poudre, et nous les rendre, pleines, à notre passage au sommet de Tiergues sur le chemin du retour (pour ne pas avoir à monter les 3 L d'Isostar sur le vélo). Françoise était bien là, comme convenu, et il se trouve que le reporter du magazine VO2 nous a pris en photo au moment où Christophe venait de lui donner les deux bouteilles, et qu'il revenait vers moi. Cette photo a été choisie pour illustrer l'article de VO2 sur l'édition 2012 de la course, c'est amusant de voir que le photographe a capturé ce moment :

http://www.vo2.fr/actualite/ultra-100-km-de-millau-une-edition-classique-29092012-5746.html


Je sortais de ce faux-plat un peu entamé, à la fois moralement et physiquement. La côte de Tiergues, qui commençait, n'allait rien arranger ... Je venais de faire les derniers km plus lentement que prévu, et, pour la première fois, je m'étais trouvé en retard (d'une minute à ce moment-là) sur mon plan de marche au passage devant une borne officielle (la 60ème, donc). J'ai monté Tiergues lentement, plus lentement qu'à l'entraînement : je commençais à sentir concrètement cette lassitude diffuse que j'avais remarquée pendant le premier marathon. Là, il s'agissait vraiment de fatigue musculaire, et je peinais à monter une côte que j'avais avalée en souriant à l'entraînement : ça n'allait plus ... Pour ne rien arranger, la température avait vraiment chuté depuis notre passage sous le Viaduc, et nous avons reçu les premières grosses gouttes de pluie en commençant à descendre vers St-Affrique, au 65ème km. La descente m'a fait du bien moralement, mais j'ai continué à y perdre du temps ; la pluie battante, froide, m'éteignait complètement, j'avais mal aux pieds en tapant sur le goudron, mon allure n'arrivait pas à augmenter, et je sentais que, devant, Michaël et David s'envolaient irrésistiblement vers la victoire ...

Un peu avant d'entrer dans St-Affrique, j'ai croisé Michaël, qui n'avait pas non plus l'air à la fête - il avait néanmoins réussi à se débarrasser de David ! Je lui ai lancé un encouragement, un cri du cœur : « Vas-y Mika, c'est toi le meilleur ! ». Michaël a levé vers moi un regard un peu triste, il a essayé de forcer un sourire - ouh là là, il ne s'amusait pas lui non plus ! Mais si on ne regardait pas son visage, si on regardait sa paire de jambes qui tricottaient sur le bitume, on voyait bien qu'il était ici à sa place. Ça allait être dur, mais il allait sans doute gagner son troisième 100 km de Millau consécutif ... J'ai croisé David deux minutes plus tard, et un peu plus bas (ils devaient donc avoir un peu plus de 3 minutes d'écart ; je vois maintenant qu'ils avaient déjà cet écart au pointage de St-Affrique, et qu'ils l'auraient encore à l'arrivée : quel spectacle ça a dû être pour les passagers de la voiture ouvreuse !) ; un petit mot d'encouragement pour David aussi : il avait moins l'air de souffrir, mais il avait l'air de se concentrer plus anxieusement sur sa foulée. Allez savoir ce qui leur passait dans la tête à tous les deux à ces moments-là ... Je lis dans l'interview de Michaël après la course, qu'il a tellement souffert sur le retour, qu'il a voulu abandonner. Abandonner quand on mène à Millau ! C'est vrai que cette pluie froide, ces nuages sinistres qui noircissaient le ciel, n'encourageaient vraiment personne.

En passant au pointage de St-Affrique, je n'avais pas vraiment conscience de la proximité de mon poursuivant : je le pensais relégué à plus de trois minutes en arrière, finalement je vois maintenant qu'il est passé seulement deux minutes et demie derrière moi. Au moins, voilà un tourment auquel j'ai échappé : malgré la pluie et le froid, malgré la fatigue dans mes jambes, malgré le retard impressionnant qu'on m'infligeait déjà à St-Affrique (plus de vingt minutes !), je n'ai jamais été stressé par mon poursuivant, je ne pensais qu'à essayer (essayer seulement ...) de revenir sur la tête de course.

La remontée vers Tiergues (la côte la plus longue de la course : un peu plus de 7 km d'ascension ininterrompue) m'a donné l'occasion de me finir de me refaire un peu de moral. Je ne montais pas vite, à nouveau beaucoup plus lentement qu'à l'entraînement, mais au moins je ne me fatiguais pas, je n'accumulais pas d'acidité dans les cuisses, et je sentais que je ne me ferais pas rattraper. Au ravitaillement un peu avant le sommet, Christophe a récupéré les bouteilles d'Isostar de la part de Françoise (comme toujours, j'avais prévu beaucoup trop, et la météo n'incitait pas à boire des litres non plus - j'aurais pu leur épargner cette peine, on n'aurait pas manqué de boisson !). Depuis St-Affrique, également, nous bénéficiions de cette formidable solidarité entre coureurs : l'une des particularités de Millau, qui contribue à en faire une course à part, c'est que les 58 derniers km (Millau/St-Affrique/Millau) se font en aller-retour ; à part une petite boucle dans les rues de St-Affrique, les coureurs qui vont et ceux qui reviennent se croisent, sur les deux voies de la même route. Ils se croisent, mais ils ne s'ignorent pas ! De St-Affrique à Millau, ce ne fut, comme chaque année, qu'une longue succession d'encouragements, de félicitations, de sourires ... Je tâchais de leur rendre autant que je le pouvais, j'étais ému de voir tout ce monde gaspiller un peu des forces qui leur restaient, pour m'applaudir ou me parler. Un peu avant le sommet, peut-être un kilomètre après Tiergues, nous avons croisé un coureur qui semblait épuisé, qui regardait le bout de ses pieds, ses pieds qui mordaient péniblement, foulée par foulée, la quarantaine de kilomètres qui le séparaient de l'arrivée. Je ne sais pas comment ce coureur m'a vu, il n'a même pas levé les yeux de la pointe de ses chaussures ; il a dû me voir du coin de l'œil, déceler une présence sur l'autre côté de la route, et sans ouvrir la bouche, sans se désunir, sans se laisser distraire de son effort, il a applaudi ... J'en ai été ému jusqu'aux larmes, j'ai essayé de le dire à Christophe, mais j'avais des sanglots dans la voix : « Regarde comme c'est beau ! Ils sont à bout de forces, mais ils prennent encore la peine de nous encourager ! ». J'ai raconté cet épisode, une heure et demie plus tard, au micro du speaker ; j'en avais été bouleversé ...

Malgré la douleur, la fatigue dans mes jambes, malgré cette pluie maudite qui ne nous a pas lâchés jusqu'à Millau, j'ai donc pu me maintenir à flot grâce à tous ces encouragements ; je n'allais pas si vite, j'étais toujours plus lent qu'à l'entraînement, j'accumulais des minutes de retard sur mon plan de marche à chaque nouvelle borne officielle ; mais leurs sourires et leurs applaudissements ne me permettaient pas de m'effondrer. Ils ne le permettaient pas, ils me forçaient donc à maintenir un semblant d'allure dans ce déluge. À un moment, les gouttes d'eau ont arrêté de me couler le long du visage, elles se sont mis à me rebondir sur le nez, et elles étaient rondes et blanches ... Mais à un moment également, un coureur, sur l'autre voie, m'a crié « Tu es mon idole ! » :-) Je n'ai pas pu compter tous ces gens, avec lesquels nous nous sommes échangés signes de la main, encouragements et félicitations. Millau, on t'aime ...

La dernière côte, la côte du Viaduc par le versant sud, est passée sans trop de douleurs ; au sommet, au rond-point sous le Viaduc, devaient nous attendre Estelle et Sophie, qui, après le premier marathon et un repas bien mérité, devaient reprendre leurs vélos pour nous y rejoindre. Malheureusement je n'ai pas été vraiment à la hauteur, et je me suis pointé sur le rond-point avec plus de dix minutes de retard sur mon horaire prévisionnel ; prévoyantes comme elles sont, elles avaient en plus tenu à y être en avance ... et c'est donc pendant une demi-heure qu'elles ont attendu au sommet de la côte, sous la pluie et dans le vent glacé. Elles ont pu s'abriter un peu dans la boutique de souvenirs du Viaduc, et discuter avec l'un des bénévoles en charge de la régulation de la circulation, mais (ça fait toujours plaisir !) elles étaient ravies de me voir enfin arriver ... Nous avons donc parcouru ensemble, l'équipe entière, les 7,5 derniers km : la longue descente vers Raujolles, qui faisait mal aux cuisses (la descente, pas Raujolles), avec ses pourcentages cruels ; la vicieuse petite remontée du 95ème km ; la longue, interminable descente vers le pont du 98ème km ; et la traversée des faubourgs de Millau, sous les encouragements des passants. J'avais mal aux cuisses, j'étais trempé jusqu'à la moëlle, mais la chaleur des encouragements de Sophie, Estelle et Christophe me donnait le courage de continuer à forcer. Un peu après le début du dernier kilomètre, j'ai demandé à Sophie de prendre un peu d'avance, et d'aller filmer, avec l'appareil photo, mon arrivée et l'interview d'après-course ; Christophe et Estelle sont restés à mes côtés pour les derniers hectomètres, nous sommes entrés dans le Parc de la Victoire, et, au bout de l'allée de platanes, nos Champs-Élysées à nous, on apercevait la salle où se jugeait l'arrivée de la course. Quelle violence de sentiments à ce moment-là !

Quand je suis entré dans la salle, le speaker annonçait mon arrivée : les gens applaudissaient, Sophie était au pied du podium, à filmer. J'étais tellement soulagé que je me suis jeté dans les bras des deux officiels, l'un après l'autre - avant qu'on me fasse comprendre qu'il serait peut-être bon de franchir la ligne d'arrivée électronique :-) J'ai donc perdu quelques secondes dans ces embrassades, mais je m'en fichais ! Avais-je raison de ne pas m'en occuper ? Mon poursuivant est arrivé 16 minutes plus tard, aucun risque de ce côté-là ; non, mon regret, c'est que ... mon temps officiel est de 7h37'04" (ou 7h37'03" selon les documents), or à Belvès en avril dernier, j'avais fait 7h37'01" : si j'avais su que j'étais si près de mon chrono de Belvès, j'aurais perdu deux secondes de moins à l'arrivée !
J'étais si heureux qu'une fois de plus, j'ai commencé à raconter ma vie au micro du speaker, déclenchant l'hilarité du public ( http://www.youtube.com/watch?v=jCy1bx1sy1M ) :


La course a été belle, mais elle a été dure ; elle a été belle, parce qu'elle a été dure ? J'aimerais profiter de cette expérience pour améliorer encore mon chrono l'an prochain : j'avais pris soin d'enregistrer le déroulement de toute la course sur ma montre GPS, pour voir l'évolution de mon allure au fil des difficultés (toute la course ? non ! parce qu'un kilomètre résiste encore et toujours à l'enregistrement : le premier kilomètre : ma montre n'avait pas réussi à capter tous les satellites au moment du coup de pistolet, du coup je n'ai lancé l'enregistrement qu'en passant devant la borne du premier km) :
http://connect.garmin.com/player/228353928
(à nouveau : pour voir les données exprimées en km et en m, plutôt que dans les archaïques unités de distance du système impérial, il faut cliquer sur l'icône « Afficher dans Métrique », en haut à droite)
(ajout le 5 octobre : ce lien a l'air de ne pas marcher, le site de Garmin donne un message d'erreur quand on le suit, et promet de réparer ça ... mais ça n'a pas été corrigé depuis hier soir, quand j'ai rédigé ce texte ; essayez http://connect.garmin.com/activity/228353928 pour une autre représentation des données : ce lien-là marche bien)

Après mon petit laïus au micro, j'ai eu l'occasion de voir que j'étais entré dans la cour des grands : un commissaire officiel est venu me signifier que j'allais subir un contrôle anti-dopage (mon premier !) ; l'organisateur des 100 km de Belvès m'a dit tout le plaisir qu'il aurait à me voir courir Belvès l'an prochain ; Serge Cottereau, co-inventeur et premier vainqueur des 100 km de Millau, vainqueur à quatre reprises de ma course préférée, est venu me féliciter et discuter avec moi (devant ma verve au micro, il avait imaginé que j'étais enseignant, il me demandait confirmation : il n'est pas tombé trop loin !) ; et le maire de Millau est également venu me faire ses compliments. J'ai aussi eu le bonheur de retrouver Thomas Boch (le frère de Michaël, qui venait de remporter son troisième Millau !), leur père, et mon pote Patrick, un gars du coin, rencontré sur la course en 2010 (il faisait sa balade à vélo sur le circuit, et on avait commencé à discuter, du coup il m'avait suivi sur l'ensemble de la course), retrouvé par hasard l'année suivante (au même endroit sur le circuit, et il m'avait à nouveau suivi sur toute la course), et aperçu cette année sur le bord de la route, et, donc, retrouvé à l'arrivée !

Alors oui, je me suis fait mal, j'ai couru des heures dans le froid et la pluie, et je n'ai pas réussi à tenir mon double objectif de boucler la course en moins de 7h30, et de lutter pour la victoire ... Mais justement ! C'est pour toutes ces raisons que j'ai déjà envie d'être au départ des 100 km de Millau 2013 !
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Bill



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Ven 5 Oct - 12:17

Superbe CR Hervé, presque aussi long à lire que le temps qu'a duré la course, mais on parcourt chaque phrase (ou lien) d'une foulée si légère (au début) que ça devient une partie de plaisir... J'avoue qu'à la fin de la lecture, avec cette pluie et la fatigue accumulés, je ne sentais plus vraiment mes pieds coincés sous la chaise. J'ai du me ravitailler à plusieurs reprises afin de tenir le coup. Ces bosses et ces faux-plats m'ont épuisé. Je n'arrêtais pas de regarder la montre : merde, j'ai pris du retard, je vais rater mon rendez-vous ! Bah, allez une dernière vidéo d'Hervé pour se soûler et on reprend la longue route... C'est quand même bizarre, le GPS m'indique que j'ai fait du surplace... J'ai dû rêver ! Un dédoublement de personnalité peut-être Wink

Bon promis, l'an prochain je reviendrai à Millau (si Dieu le veut) ! Very Happy

Bravo à tous ces champions, connus ou anonymes, pour être allés au bout de leur courage.

Euh... Mika et Thomas, votre CR vous le faites quand vous voulez ! Wink
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nico



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Ven 5 Oct - 14:34

Bravo Hervé pour ce superbe CR. Ça nous permet de vivre l'ambiance de la course des costauds.
J'ai le contre-coup depuis le milieu de la semaine. Il va falloir un peu de tps pour s'en remettre...
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MC



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Ven 5 Oct - 18:39

Bravo les gars, c'est impressionnant votre truc.

Encore un énorme bravo à Nico qui a fait un truc de fou.

Nico, on s'est tiré la bourre sur le court mais moi, jamais j'aurais pu faire ce que tu as fait à Millau.

Tu sais maintenant tout faire sur la route, le court (rappelle-toi la course de Noël quand on a mis une tannée à Branleurman !), le moyen (magnifique semi de Caussade), le long (joli marathon de Toulouse) et le très long (fabuleux Millau) : chapeau et respect, jolie carte de visite !

Je viens d'apprendre que Julien Deffrene a abandonné au 71ème à cause d'une hypothermie...

Parti pour finir dans les 8 heures et faire une belle place (5ème), le froid a eu raison de sa forme car il est plus à son aise quand il fait chaud.

Je pense que Julien aurait pu et aurait dû rester avec Hervé car la gestion de course aurait été bien meilleure et la fatigue moindre, ce qui lui aurait peut-être permis d'éviter l'hypothermie.

Il est très difficile à Julien de canaliser sa fougue surtout qu'à un peu plus de 14 km/h, il se sentait très bien aux côtés de Michaël Boch, David Laget et autre Jérôme Andrieu.


Dernière édition par MC le Sam 6 Oct - 6:31, édité 1 fois
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MC



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Ven 5 Oct - 20:05

Alex a quant à lui abandonné sur le marathon à cause d'une hypoglycémie.

Partie remise à coup sûr...à Toulouse ?
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MC



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Sam 6 Oct - 6:36

Merci Hervé pour ton super CR !

Avec Hervé, on a le plan détaillé pour la préparation, la perf et les CRs (oral et écrit) bien complets, photos comprises.

Que demander de plus ?

Encore bravo à toi, great achievement comme disent les anglo-saxons !
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hervé_seitz



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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Mer 10 Oct - 12:28

Bill a écrit:
Superbe CR Hervé, presque aussi long à lire que le temps qu'a duré la course, mais on parcourt chaque phrase (ou lien) d'une foulée si légère (au début) que ça devient une partie de plaisir...

Merci Bill ! C'est vrai que j'ai un peu tendance à faire des compte-rendus plus longs que les événements qu'ils sont censés résumer Razz

Bill a écrit:

Bon promis, l'an prochain je reviendrai à Millau (si Dieu le veut) ! Very Happy

Je t'y verrai avec grand plaisir ! Moi aussi je devrais y être, si Brahma le veut Wink

@ Nico et MC : Merci à vous ! C'est un plaisir de partager mon expérience avec des gens qui partagent la même passion !
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MessageSujet: Re: 41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)   Aujourd'hui à 21:12

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41e éd. 100 km de Millau (29/09/2012)
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